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Makhila
ou makila, le bâton du berger basque |
| Le makhila, aujourd'hui
objet de distinction, était dans le passé, depuis
le moyen-age, à la fois un bâton de marche, un
aiguillon de berger et une arme de défense grâce
à sa pointe en acier forgé dissimulée
dans le pommeau.
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Choisi pour
sa grande solidité, le néflier est entaillé sur pied au printemps,
à la montée de sève. Des cicatrices se forment jusqu'au début
de l'hiver et gravent en relief des motifs décoratifs sur
la tige .
Le bois est alors coupé, écorcé et redressé
à la chaleur d'un four. Il attendra de nombreuses années de
séchage avant d'être teinté et monté en makhila. |
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La
tige de néflier est
gainée dans sa partie
haute de tresse de cuir,
ou habillée de métal
plus ou moins précieux :
cuivre, maillechort ou
argent (modèle
photographié).
Le pommeau est soit en
corne soit métallique
ciselé aux initiales du
propriétaire.
Une devise évocatrice et personnalisée
est inscrite sur la
virole, choisie soit par le
propriétaire, soit pour la
personne destinataire du
makhila que l'on veut honorer. Ici à gauche : |
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"IDIAK
ADARRETIK GIZONA HITZETIK"
"On reconnaît les taureaux
à leurs cornes,
l'homme à sa parole" |
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Une
dragonne en cuir tressé fini de
l'habiller
Le
bas du makhila est équipé
également d'une virole finement
décorée et se termine par un
puissant trèfle qui assure une
bonne accroche dans les sols des
montagnes basques. |
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